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L'objectif de cette étude était de développer un système modèle pour étudier la génétique de la tomate. Des données agronomiques, génétiques et moléculaires sont présentées, montrant que le cultivar miniature de Lycopersicon esculentum, Micro‐Tom (Micro tomate), remplit les exigences pour un tel modèle. Il pousse à haute densité (jusqu'à 1357 plantes/m −2) ; il a un cycle de vie court (70–90 jours de la semence à la maturation des fruits) ; et il peut être transformé à des fréquences allant jusqu'à 80 % grâce à la transformation médiée par Agrobacterium des cotylédons. De plus, il diffère des cultivars de tomate standard par seulement deux gènes majeurs. Par conséquent, toute mutation ou transgène peut être étudié de manière pratique dans le contexte de Micro‐Tom et, si nécessaire, transféré dans un contexte standard. Nous avons tiré parti des caractéristiques de Micro‐Tom pour améliorer l'infrastructure pour la mutagenèse dans la tomate. Un dépistage de 9000 plantes M1 et 20 000 plantes M2 mutagénisées par EMS est décrit. Des mutants avec une pigmentation altérée ou une forme modifiée des feuilles, des fleurs et des fruits ont été trouvés. De plus, un système de piégeage d'amplificateurs et de piégeage de gènes, basé sur les éléments transposables Ac/Ds du maïs, a été transformé dans Micro‐Tom et s'est avéré actif. En résumé, Micro‐Tom ouvre de nouvelles perspectives pour réaliser une mutagenèse saturée dans la tomate et facilite l'application de technologies basées sur des transposons telles que le marquage, le piégeage et le knockout de gènes.
Meissner et al. (Mon,) ont étudié cette question.