Cette revue met en évidence l'utilité de l'exercice contrôlé par intensité sur tapis roulant dans les modèles murins pour étudier l'hypertrophie cardiaque physiologique et les voies de signalisation spécifiques dans les maladies cardiovasculaires.
Les adaptations à l'exercice résultent d'une réponse coordonnée de plusieurs systèmes d'organes, y compris le système cardiovasculaire, pulmonaire, endocrinien-métabolique, immunologique et musculaire squelettique. Parmi ceux-ci, le système cardiovasculaire est le plus directement affecté par l'exercice, et il est responsable de nombreux changements aigus importants survenant lors de l'entraînement physique. Ces dernières années, le développement de modèles animaux de surcharge cardiaque pathologique ou physiologique a permis aux chercheurs d'analyser avec précision les réponses cardiovasculaires complexes au stress dans des modèles murins génétiquement modifiés de maladies cardiovasculaires humaines. L'exercice contrôlé par intensité sur tapis roulant représente un modèle bien caractérisé d'hypertrophie cardiaque physiologique en raison de sa capacité à imiter les réponses typiques à l'exercice chez l'homme. Dans cette revue, nous décrivons les adaptations cardiovasculaires à l'exercice sur tapis roulant chez les souris et les paramètres les plus importants qui peuvent être utilisés pour quantifier ces modifications. De plus, nous discutons de la façon dont l'exercice sur tapis roulant peut être utilisé pour effectuer des tests physiologiques dans des modèles murins de maladies et pour éclairer le rôle de voies de signalisation spécifiques sur la fonction cardiaque.
Perrino et al. (Jeu,) ont étudié cette question.