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Ces dernières années, il a été affirmé par les défenseurs des droits humains qu'une "alliance impie" est apparue à l'échelle internationale pour contrecarrer les revendications d'égalité du mouvement transnational pour les droits des femmes. En utilisant la littérature sur les mouvements sociaux transnationaux et les contre-mouvements, cet article évalue l'interaction entre ce qui est perçu comme des acteurs patriarcaux conservateurs d'État et non d'État avec le mouvement transnational des femmes lors d'une série de conférences de l'ONU tout au long des années 1990 et au début du nouveau millénaire. Il suggère qu'un contre-réseau transnational a en effet émergé et décrit les structures d'opportunité politique dominantes qui ont rendu sa mobilisation possible. Il présente également les cadres alternatifs que le contre-réseau a utilisés dans la présentation de ses arguments. Le papier indique que les récits des contre-mouvements au niveau national ont un certain pouvoir explicatif pour étudier l'émergence d'un tel mouvement au niveau transnational, mais il suggère également que la littérature doit être complétée par une analyse du rôle crucial joué par les gouvernements en tant qu'alliés ou même en tant que membres du réseau dans l'influence de ce processus.
Louise Chappell (Sun,) a étudié cette question.