Key points are not available for this paper at this time.
Résumé De plus en plus, les entreprises privées – y compris Twitter, les compagnies aériennes et les banques – se retrouvent en première ligne de la lutte contre le terrorisme et d'autres menaces à la sécurité, car elles sont obligées d'examiner et d'expulser des transactions suspectes. Ce travail analytique des entreprises fait partie d'une chaîne, par laquelle les données de transactions sont analysées, collectées, rapportées, partagées et finalement utilisées comme base d'intervention par la police et les poursuites. Cet article développe la notion de Chaîne de Sécurité afin de conceptualiser les manières dont les jugements de sécurité sont formulés à travers des domaines publics/privés et sur la base de transactions commerciales. S'appuyant sur le travail de Bruno Latour, cet article comprend la chaîne de sécurité comme un ensemble de pratiques par lesquelles les transactions commerciales sont collectées, stockées, transférées et analysées, afin d'arriver à des faits de sécurité. Comprendre la trajectoire de la transaction suspecte comme une série de traductions à travers des domaines professionnels attire l'attention sur les processus de séquençage, de mouvement et de référence dans la production des jugements de sécurité. L'article utilise la chaîne des rapports de transactions financières suspectes comme exemple pour montrer comment cet outil de réflexion de recherche peut fonctionner. Ce faisant, il vise à contribuer aux débats à l'intersection des relations internationales (RI) et des études sur la science et la technologie (S&T).
Marieke de Goede (Mon,) a étudié cette question.