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OBJECTIF : Il est inconnu s'il existe des différences de sexe dans les facteurs de risque cliniques associés au comportement suicidaire. Les auteurs ont postulé que chez les hommes ayant un épisode dépressif majeur, l'agression, l'hostilité et l'historique de consommation de substances augmentent le risque de comportement suicidaire futur, tandis que les symptômes dépressifs, l'histoire d'abus durant l'enfance, moins de raisons de vivre et le trouble de la personnalité borderline le font chez les femmes déprimées. MÉTHODE : Les patients avec une dépression majeure DSM-III-R ou un trouble bipolaire cherchant un traitement pour un épisode dépressif majeur (N=314) ont été suivis pendant 2 ans. Les prédicteurs supposés ont été testés par analyse de régression des risques proportionnels de Cox. RÉSULTATS : Au cours du suivi, 16,6 % des patients ont tenté ou se sont suicidés. L'histoire familiale d'actes suicidaires, l'usage passé de drogues, le tabagisme, le trouble de la personnalité borderline et la séparation parentale précoce ont chacun plus que triplé le risque d'actes suicidaires futurs chez les hommes. Pour les femmes, le risque d'actes suicidaires futurs était six fois plus élevé pour les personnes ayant déjà tenté de se suicider ; chaque tentative passée augmentait le risque futur de trois fois. Les idées suicidaires, la létalité des tentatives passées, l'hostilité, les symptômes dépressifs subjectifs, moins de raisons de vivre, le trouble de la personnalité borderline comorbide et le tabagisme augmentaient également le risque d'actes suicidaires futurs chez les femmes. CONCLUSIONS : Ces résultats suggèrent que l'importance des facteurs de risque pour les actes suicidaires diffère chez les hommes et les femmes déprimés. Cette connaissance pourrait améliorer l'évaluation du risque suicidaire et guider les futures recherches sur l'évaluation et la prévention du suicide.
María A. Oquendo (Mon,) a étudié cette question.