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Les espèces parasitaires, qui dépendent directement des espèces hôtes pour leur survie, représentent une force régulatrice majeure dans les écosystèmes et un composant significatif de la biodiversité de la Terre. Pourtant, les impacts négatifs des parasites observés au niveau de l'hôte ont motivé un paradigme de conservation d'éradication, nous éloignant ainsi de l'atteinte des objectifs de conservation non biaisés taxonomiquement. Malgré un corpus croissant de littérature soulignant l'importance de la conservation incluant les parasites, la plupart des espèces parasitaires restent peu étudiées, mal financées et sous-estimées. Nous soutenons que la protection de la biodiversité parasitaire nécessite un changement de paradigme dans la perception et l'évaluation de leur rôle en tant qu'espèces consommatrices, similaire à celle des prédateurs apex au milieu du XXe siècle. Au-delà de la reconnaissance des parasites comme régulateurs trophiques vitaux, les outils existants à la disposition des praticiens de la conservation devraient explicitement tenir compte des menaces uniques auxquelles font face les espèces dépendantes. Nous nous sommes appuyés sur des concepts d'épidémiologie et d'économie (par exemple, le seuil de densité de l'hôte et l'analyse coût-bénéfice) pour élaborer des métriques novatrices de marge d'erreur et d'investissement minimum pour la conservation des parasites. Nous définissons la marge d'erreur comme le risque d'extinction accidentelle de l'hôte dû à une mauvaise estimation des tailles de population d'équilibre et des oscillations prédites, tandis que l'investissement minimum représente le coût associé à la conservation des hôtes supplémentaires nécessaires au maintien des populations viables de parasites. Ce cadre aidera à l'identification des parasites facilement conservables présentant des risques sanitaires minimes. Pour établir la conservation des parasites, nous proposons une extension de l'analyse de viabilité des populations pour les assemblages hôte-parasite afin d'évaluer le risque d'extinction. Dans les cas les plus désespérés, des programmes d'élevage ex situ pour les parasites devraient être évalués pour maximiser le succès sans compromettre la protection des hôtes. Bien que les espèces parasitaires posent un défi considérable pour la conservation, les adaptations des outils de conservation aideront à protéger la biodiversité parasitaire face à un avenir environnemental incertain.
Dougherty et al. (jeu,) ont étudié cette question.
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