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Cet article présente un certain nombre de questions centrales qui doivent être gardées à l'esprit dans toute discussion sur la relation entre démocratie et violence. La démocratie vise à l'exclusion de la violence et, théoriquement, devrait rendre la violence inutile, puisque tous les groupes et individus devraient être en mesure d'exprimer leurs opinions et intérêts par un processus de délibération rationnelle. Pourtant, ce n'est évidemment pas toujours le cas. L'État démocratique, comme tout autre, utilise la violence lorsque cela est nécessaire pour maintenir son existence et résister à ceux mouvements violents qui rejettent les processus démocratiques. Le danger est qu'un tel usage de la violence puisse échapper au contrôle démocratique et saper les droits fondamentaux qui sont censés être défendus. Certaines démocraties contemporaines sont confrontées à des mouvements violents, mais ceux-ci sont dans de nombreux cas l'expression d'une demande de reconnaissance et d'inclusion. La question doit donc être approfondie de la manière dont les sociétés démocratiques devraient répondre à de tels défis. Il est suggéré ici que la réforme institutionnelle et un nouveau discours politique devraient être des éléments importants de cette réponse.
John Schwarzmantel (mer,) a étudié cette question.