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IntroductionPour des soins oncologiques optimaux, il est recommandé de discuter de chaque patient atteint de cancer lors d'une réunion de l'équipe multidisciplinaire (MDTM). C'est une pratique chronophage et coûteuse, entraînant une demande croissante de changement du flux de travail actuel. Notre objectif était d'examiner le nombre de patients discutés lors des MDTM et d'identifier les caractéristiques associées au fait de ne pas être discuté.MéthodesLes données des patients nouvellement diagnostiqués avec une tumeur maligne solide en 2015 et 2016 ont été analysées à travers le Registre National du Cancer des Pays-Bas (NCR). Nous avons regroupé les types de tumeurs dans des groupes fréquemment discutés au sein d'une MDTM spécifique à la tumeur. Les types de tumeurs sans information sur les MDTM dans le NCR ont été exclus. Des analyses de régression logistique multivariée ont été utilisées pour analyser les facteurs associés au fait de ne pas être discuté.RésultatsParmi 105.305 patients atteints de cancer, 91 % ont été discutés lors d'une MDTM, variant de 74 % à 99 % entre les différents groupes tumoraux. Les patients âgés de ≥75 ans (rapport de cotes OR = 0,7, intervalle de confiance IC à 95 % = 0,6–0,7), les patients diagnostiqués avec un stade I de la maladie (OR = 0,5, IC à 95 % = 0,5–0,6), IV (OR = 0,4, IC à 95 % = 0,4–0,4) ou inconnu (OR = 0,2, IC à 95 % = 0,2–0,2) et les patients qui n'ont reçu aucun traitement (OR = 0,3, IC à 95 % = 0,3–0,3) étaient discutés moins fréquemment. Les patients ayant reçu un traitement multidisciplinaire étaient plus susceptibles d'être discutés par rapport à un traitement monodisciplinaire (OR = 4,6, IC à 95 % = 4,2–5,1).ConclusionEn général, la plupart des patients atteints de cancer ont en fait été discutés lors d'une MDTM, bien que des différences aient été observées entre les groupes tumoraux. Les facteurs associés au fait de ne pas être discuté peuvent, au moins partiellement, refléter l'absence d'une question multidisciplinaire. Ces résultats constituent un point de départ pour débattre d'une nouvelle stratégie MDTM plus durable et efficace.
Walraven et al. (Thu,) ont étudié cette question.