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En utilisant une méthodologie alternative et de nouvelles données, les auteurs abordent le débat concernant les causes sous-jacentes de la ségrégation résidentielle raciale. Les Américains blancs évitent-ils les quartiers racialisés parce qu'ils ne souhaitent pas vivre avec des non-blancs ? Et si oui, cela est-il le cas indépendamment des facteurs avec lesquels la race est associée, tels que les niveaux de criminalité ou la valeur des logements ? Une expérience factorielle réalisée par téléphone traite de ces questions, mesurant des variables qui influencent le choix des Américains blancs lors de l'achat d'une maison. Basé sur une enquête nationale au hasard de 1 663 Américains blancs, les effets de la composition des quartiers afro-américains, asiatiques et hispaniques sur la probabilité d'achat d'une maison par les blancs sont explorés, ainsi que d'autres variables pour lesquelles la race peut servir de proxy. Les résultats indiquent que la composition des quartiers asiatiques et hispaniques n'a pas d'importance pour les blancs. En revanche, la composition des quartiers noirs est importante, et cela l'est encore plus pour les Américains blancs ayant des enfants de moins de 18 ans. L'effet de la composition noire est net des variables que les blancs avancent comme principales raisons pour lesquelles ils ne souhaitent pas vivre avec des noirs. Les implications de ces résultats pour les tendances ségrégationnistes et pour la recherche future sont examinées.
Emerson et al. (Samedi) ont étudié cette question.