L'identification précoce et la gestion multidisciplinaire de la cardiotoxicité induite par les anthracyclines et le trastuzumab sont cruciales pour optimiser les soins chez les patientes atteintes de cancer du sein.
OBJECTIF : Le cancer du sein est le cancer le plus courant chez les femmes. Au cours des vingt dernières années, le diagnostic précoce, les traitements systémiques néoadjuvants et adjuvants ciblant des cibles moléculaires spécifiques ont considérablement réduit la mortalité due au cancer du sein. Cependant, l'augmentation de la survie a permis d'observer les effets cardiotoxiques de la thérapie anticancéreuse et l'augmentation de la mortalité par causes cardiovasculaires, ce qui a entraîné une vaste littérature où des experts tentent d'identifier la gestion appropriée de ce problème critique. Bien que l'attention accrue dans ce domaine ait été notée, de nombreuses questions n'ont pas encore de réponses et de nouvelles études sont nécessaires. MATÉRIAUX ET MÉTHODES : Nous avons réalisé une recherche approfondie dans la littérature anglophone dans Medline en utilisant les termes de recherche suivants : cardiotoxicité, anthracyclines, trastuzumab, cancer du sein, dysfonctionnement ventriculaire gauche, insuffisance cardiaque. Un examen manuel des articles trouvés a été effectué. RÉSULTATS : Nous fournissons une évaluation complète des connaissances actuelles sur la cardiotoxicité induite par les anthracyclines plus le trastuzumab chez les femmes atteintes de cancer du sein. CONCLUSIONS : L'identification précoce et le traitement rapide de la cardiotoxicité subclinique peuvent améliorer le pronostic cardiologique de ces patientes et permettre aux oncologues d'éviter le retrait de la chimiothérapie. C'est pourquoi la création d'équipes multidisciplinaires où cardiologues et oncologues travaillent ensemble pour garantir des soins optimaux aux patientes oncologiques traitées avec des agents cardiotoxiques devient de plus en plus importante.
Nicolazzi et al. (Sun,) ont étudié cette question.