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Contrairement à la croyance populaire, la déplétion de l'ozone stratosphérique et l'augmentation résultante de l'UV solaire-B (280-320 nm) ne devraient pas se rétablir entièrement de sitôt. Malgré le succès du Protocole de Montréal dans la réduction de la quantité de produits chimiques destructeurs d'ozone dans la stratosphère, la durée de vie de ces composés est telle qu'il faudra des décennies, même avec le respect total du Protocole par tous les pays, avant que l'ozone stratosphérique puisse revenir aux niveaux d'avant 1980. Cela soulève donc la question de ce qui arrivera aux processus biologiques essentiels à la maintenance de la vie sur terre, sensibles aux dommages causés par l'augmentation de la radiation UV-B, en particulier ceux impliqués dans la santé humaine ? Les régions polaires, en raison des caprices du climat et des conditions météorologiques, servent de baromètre pour la déplétion de l'ozone stratosphérique et seront donc les premières à subir les impacts dus à l'augmentation des radiations UV-B solaires. Les impacts de ces changements sont partiellement compris et ne peuvent pas être prévus avec certitude. Bien que certains impacts de l'UV-B sur la santé humaine soient reconnus, beaucoup demeurent inconnus, flous et incertains. Ainsi, cet article tente, à titre d'approche préliminaire, de souligner les impacts potentiels sur la santé et le bien-être des habitants humains de l'Arctique en raison de l'augmentation de la radiation UV-B solaire associée à la déplétion de l'ozone stratosphérique. Comme nous le verrons, beaucoup plus de données sont nécessaires avant qu'une évaluation adéquate des risques puisse avoir lieu.
Edward C. De Fabo (Jeu,) a étudié cette question.