L'allèle APOE-epsilon4 est-il un facteur de risque de déclin cognitif dans le vieillissement normal ?
L'allèle APOE-epsilon4 ne semble pas être un facteur de risque de déclin cognitif dans le vieillissement normal, même en présence de maladies cardiovasculaires ou de diabète.
OBJECTIFS : Examiner la relation entre le génotype APOE et le fonctionnement cognitif dans le vieillissement normal, et déterminer si cette relation était modérée par l'âge ou la présence de plusieurs pathologies, y compris les maladies cardiovasculaires et le diabète. MÉTHODES : L'échantillon a été tiré de l'étude sur le vieillissement en bonne santé du comté de Charlotte, une étude transversale communautaire de personnes âgées sélectionnées au hasard dans le comté de Charlotte, en Floride. Un total de 413 personnes âgées (âge moyen = 72,90 ans) ont été examinées dans la présente étude. Les participants ont accompli des tâches indexant une variété de dimensions du fonctionnement cognitif, y compris la mémoire épisodique, la mémoire implicite, la vitesse psychomotrice et l'attention. De plus, les participants ont fourni des indices de statut de santé auto-reported et objectifs et ont été génotypés pour l'APOE. RÉSULTATS : Les résultats moyens ont indiqué que les groupes avec et sans l'allèle APOE-epsilon4 ont obtenu des performances similaires dans tous les domaines du fonctionnement cognitif. Des différences significatives entre groupes d'âge ont été observées dans la mémoire épisodique, la vitesse psychomotrice et l'attention, mais pas dans la mémoire implicite. Des différences significatives entre les sexes ont été présentes pour la mémoire épisodique et le test de Stroop. Les analyses ont également indiqué que l'âge des participants n'avait pas d'impact sur la relation entre l'APOE-epsilon4 et le fonctionnement cognitif. De plus, la présence de maladies cardiovasculaires ou de diabète avait peu d'effet sur la relation entre l'APOE-epsilon4 et la cognition. CONCLUSIONS : Les auteurs n'ont trouvé aucune preuve d'une relation entre la présence de l'allèle APOE-epsilon4 et le fonctionnement cognitif. En outre, l'âge ou la présence de plusieurs affections chroniques n'ont pas modérément significativement l'effet du génotype APOE sur la performance cognitive. Ces résultats indiquent que la présence de l'allèle epsilon4 n'est pas un facteur de risque de déclin cognitif dans le vieillissement normal.
Small et al. (Mar) ont étudié cette question.
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