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Malgré l'attention portée par les chercheurs et les cliniciens au risque suicidaire des patients atteints du VIH/SIDA, l'ampleur du phénomène n'a pas encore été clarifiée. En effet, certains auteurs ont trouvé un taux de suicide parmi les sujets atteints du VIH/SIDA 66 fois supérieur à celui de la population générale (Marzuk et al., 1988a), alors que d'autres rapportent que le nombre de suicides documentés représente seulement une petite proportion de tous les décès chez les patients atteints du VIH/SIDA (Engelman et al., 1988). Des différences méthodologiques dans les stratégies d'échantillonnage, dans la définition de la suicidabilité et dans les critères suivis pour établir un cas de suicide peuvent expliquer, du moins en partie, de telles divergences. Plusieurs facteurs de risque potentiels (morbidité neuropsychiatrique, abus d'alcool et de drogues, troubles du comportement, etc.) sont actuellement considérés comme augmentant le risque suicidaire des patients atteints du VIH/SIDA. Leur rôle, cependant, reste controversé. Cet article résume la littérature publiée sur le suicide complété chez les sujets atteints du VIH/SIDA, en mettant particulièrement l'accent sur les problèmes méthodologiques qui peuvent être identifiés dans ce domaine de recherche.
Fabrizio Starace (Mer,) a étudié cette question.