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Les courants de surface tropicaux sont estimés à partir de la topographie de surface dérivée des satellites et de l'effort de vent en utilisant un modèle statistique basé sur des principes physiques calibré par des dériveurs à 15 m. Le modèle suppose une couche de surface dominée par une dynamique géostrophique et d'Ekman stable. La géostrophie varie de manière fluide d'une formulation de plan β à l'équateur à une formulation de plan ƒ en latitude moyenne, la transition se produisant à environ 2°–3° de latitude. La transition est traitée avec une fonction de poids gaussien ayant une échelle de décroissance méridienne qui se trouve être approximativement le rayon de Rossby (environ 2,2° de latitude). Le modèle d'Ekman à deux paramètres représente le mouvement des dériveurs par rapport à l'effort de vent, avec un flux parallel au vent le long de l'équateur et une rotation avec la latitude. Les vitesses calculées à partir des données satellites sont évaluées statistiquement par rapport aux vitesses des dériveurs et aux ancrages des courants équatoriaux. Des exemples des champs de courant géostrophique et d'Ekman dans le Pacifique occidental pendant une rafale de vent d'ouest à la fin décembre 1992 dépeignent un fort flux vers l'est et une convergence équatoriale. Une comparaison entre décembre 1996 et juin 1997 illustre l'inversion des flux de surface équatoriaux dans l'ensemble du bassin pendant le début de l'El Niño de 1997.
Lagerloef et al. (Fri,) ont étudié cette question.