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Un des principaux défis de l'Éthiopie est d'augmenter la production et la productivité du blé en concevant et en mettant en œuvre une politique appropriée du blé. Le pays présente un écart entre l'offre et la demande de blé, obligeant le pays à dépenser une somme considérable de devises étrangères pour les importations de blé, qui proviennent principalement des exportations de café et d'oléagineux. Le déséquilibre croissant entre l'offre et la demande de blé soulève des problématiques politiques sérieuses. L'objectif de cette étude était d'évaluer les effets de la politique du blé et de la politique industrielle de transformation du blé sur le rendement et la production de blé, en utilisant les modèles de correction d'erreurs vectoriels (VEC) et Tobit. L'utilisation comparative des modèles Tobit et de correction d'erreur vectorielle permet de fournir des critiques utiles sur l'applicabilité des deux modèles. Les résultats des modèles indiquent que la politique du blé a eu des effets significatifs et positifs sur le rendement et la production de blé. Il est important de noter que le signe des coefficients estimés est cohérent entre les modèles (c'est-à-dire, les modèles Tobit et VEC). Plus précisément, les coefficients estimés pour le changement technique, la coordination du marché et les interventions de politique intégrée du blé étaient positifs, confirmant ainsi que la mise en œuvre des interventions de politique du blé augmenterait significativement la production et la productivité du blé. Le rendement et la production de blé étaient élastiques en raison des interventions politiques à long terme (c'est-à-dire, les valeurs d'élasticité du rendement du blé et de la production sont supérieures à 1,00 unité). Les résultats impliquent que la politique du blé est importante pour augmenter la production et la productivité du blé en augmentant le niveau d'adoption des technologies relatives au blé, qui passent des inélastiques aux élastiques en matière de rendement et de production du blé, en raison des changements dans la demande et les incitations tarifaires à long terme. L'écart actuel entre l'offre et la demande en blé était de 44%. À long terme, si le gouvernement met en œuvre les initiatives proposées en matière de politique du blé, cet écart pourrait être réduit de 44 à 7%.
Zewdie Habte Shikur (Jeu,) a étudié cette question.