Key points are not available for this paper at this time.
Nous avons analysé des paires d'ADN normal/tumeur obtenues auprès de 46 patients atteints de cancers de la prostate (stade B, 16 cas ; C, 10 cas ; D1, 4 cas ; et cancer résistant à la thérapie endocrinienne entraînant la mort, 16 cas) pour la perte d'hétérozygotie à l'aide de 32 marqueurs microsatellites sur le chromosome 18. Dix-sept des 46 cas (37 %) ont montré une perte d'hétérozygotie (LOH) pour au moins un locus sur le bras long. Le cartographie des suppressions détaillée dans ces tumeurs a identifié une région distincte couramment supprimée dans un intervalle de 5 cM en 18q21.1. Il y avait une corrélation statistique entre la fréquence de LOH sur 18q et le stade clinique (chi 2 = 12,3 ; P = 0,0064). La LOH sur 18q a été observée plus fréquemment dans les cas de stade D1 (4/4 ; 100 %) que dans les cas de stade B+C (5/26 ; 19 % ; P = 0,0046, test exact de Fisher). Dans 8 des 9 (89 %) patients décédés du cancer pour lesquels des ADN étaient disponibles à partir de tumeurs primaires et métastatiques, les tumeurs primaires n'avaient soit aucune anomalie décelable du chromosome 18, soit la région impliquant la perte d'hétérozygotie était limitée tandis que les foyers métastatiques montraient des pertes alléliques plus fréquentes et étendues sur ce chromosome. Aucune anomalie n'a été détectée dans les gènes DCC et DPC4 lorsque leurs exons ont été analysés séparément par mesure de polymorphisme de conformation en brin simple. Ces résultats suggèrent que l'inactivation d'un ou plusieurs gènes suppresseurs de tumeur putatifs sur 18q21 autres que DCC et DPC4 joue un rôle important dans la progression du cancer de la prostate humain.
Ueda et al. (Mercredi) ont étudié cette question.