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Au cours des dix dernières années, les chercheurs étudiant les enfants adoptés des orphelinats roumains ont eu l'occasion de revisiter les questions de développement concernant l'impact de la privation précoce sur le développement de l'enfant. Dans cet article, les effets de la privation sont examinés en passant en revue la littérature tant ancienne que plus récente sur les études d'enfants ayant passé les premières années de leur vie dans des institutions. Une attention particulière est accordée à l'étude canadienne des adoptés roumains à laquelle l'auteur a participé. Les résultats à travers le temps et les études montrent de manière cohérente l'impact négatif de l'institutionnalisation sur tous les aspects du développement des enfants (intellectuel, physique, comportemental et socio-émotionnel). Les résultats des études montrent cependant que l'institutionnalisation, bien qu'étant un facteur de risque pour un développement moins optimal, ne condamne pas un enfant à la psychopathologie. Cependant, l'impact de l'institutionnalisation est plus important lorsqu'il est associé à des facteurs de risque dans l'environnement post-institutionnel. Les difficultés méthodologiques et conceptuelles dans la recherche avec des échantillons d'enfants institutionnalisés sont discutées et de futures directions pour la recherche sont envisagées.
Kim MacLean (ven,) a étudié cette question.