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En réponse à la découverte des mécanismes cérébraux sous-jacents à la communication vocale et à la recherche de biomarqueurs pour les maladies mentales, la prosodie de la parole a été de plus en plus étudiée ces dernières années dans plusieurs disciplines, y compris la psycholinguistique. Dans cet article, nous fournissons une synthèse à jour des fondements théoriques et des preuves empiriques pour profiler la prosodie linguistique et émotionnelle dans la caractérisation adéquate des troubles mentaux, y compris la schizophrénie, l'autisme, la maladie d'Alzheimer et la dépression. Notre revue révèle un besoin de développer des approches théoriquement motivées et méthodologiquement intégrées pour l'étude de la compréhension et de l'expression de la prosodie pragmatique-affective guidées par le contexte, ce qui aidera à élucider les caractéristiques fondamentales des problèmes socio-communicatifs chez les individus souffrant de troubles mentaux. Nous proposons que des modèles globaux, à l'intérieur et à travers la trichotomie conventionnelle cognition-émotion-langage, doivent être développés pour intégrer les résultats actuels et orienter les recherches futures. En particulier, il est important d'accorder une attention particulière à l'étude des effets multisensoriels et cross-modaux dans la recherche sur la prosodie normale et pathologique. Notre revue appelle à des efforts multidisciplinaires pour traiter les questions difficiles afin d'informer et d'inspirer l'avancement des théories linguistiques ainsi que le diagnostic et le traitement psychiatriques.
Ding et al. (Mon,) ont étudié cette question.