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Introduction : Aux Pays-Bas, le début de la pandémie de coronavirus a entraîné un déplacement de la fourniture des services de santé primaires loin des consultations physiques, les programmes de dépistage du cancer ayant été temporairement interrompus, et les messages gouvernementaux se concentrant sur le fait de rester chez soi. En mars et avril 2020, les diagnostics de cancer hebdomadaires ont diminué à 73 % de leurs niveaux d’avant COVID, et 39 % pour le cancer de la peau. Cette étude vise à explorer l'effet de la pandémie de COVID sur les présentations de patients pour des symptômes liés au cancer en soins primaires aux Pays-Bas. Méthodes : Étude de cohorte rétrospective utilisant des données cliniques de soins primaires routiniers. Les incidences mensuelles des présentations de patients pour des symptômes liés au cancer dans cinq bases de données cliniques aux Pays-Bas ont été analysées de mars 2018 à février 2021. Résultats : Les données ont démontré des réductions de l'incidence des présentations de symptômes liés au cancer aux soins primaires pendant la première vague de COVID (mars-juin 2020) de −34 % (IC à 95 % : −43 à −23 %) pour tous les symptômes combinés. Au cours de la deuxième vague (octobre 2020-février 2021), aucun changement d'incidence n'a été observé (−8 %, IC à 95 % −20 % à 6 %). Les symptômes d'alarme ont montré des diminutions de l'incidence pendant la première vague, avec des incidences subséquentes qui ont continué d'augmenter lors de la deuxième vague, telles que : première vague : masse mammaire −17 % (IC à 95 % : −27 à −6 %) et hématurie −15 % (IC à 95 % −24 % à −6 %) ; et deuxième vague : saignement rectal +14 % (IC à 95 % : 0 à 30 %) et masse mammaire +14 % (IC à 95 % : 2 à 27 %). Les présentations de symptômes non-alarmants courants tels que la fatigue et le nævus ont montré des incidences réduites au cours de la première vague de 45 % (IC à 95 % : −55 à −33 %) et 37 % (IC à 95 % −47 à −25 %). Au cours de la deuxième vague, l'incidence de la fatigue a été réduite de 20 % (IC à 95 % : −33 à −3 %). L'analyse par sous-groupe n’a pas démontré de différence d'incidence selon le sexe, les groupes d'âge, l'état de comorbidité, ou l'historique de cancer. Conclusions : Ces données décrivent une évitement à grande échelle des soins primaires qui n’a pas augmenté avant la fin de la première année COVID pour de nombreux symptômes liés au cancer, suggérant qu'un nombre substantiel de patients a retardé leur présentation aux soins primaires. Pour ces patients qui avaient un cancer sous-jacent, cela a pu avoir un impact sur le stade du cancer au moment du diagnostic, le traitement et la mortalité.
Grant et al. (Sun,) ont étudié cette question.
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