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L'objectif de cet article est de renforcer la compréhension de la manière dont l'accès inégal aux biens communs est (re)produit et contesté. Je le fais en examinant la lutte entravée des petits pêcheurs dans le nord du Sri Lanka post-guerre pour contester l'empiètement d'une flotte de chalutiers indiens. Je soutiens que pour comprendre la marginalité dans les biens communs, nous devons opérer deux changements conceptuels dans la compréhension de l'accès aux ressources et de l'action collective : le premier est de considérer l'accès comme un ensemble de droits à l'accès comme un ensemble de pouvoirs (Ribot et Peluso 2003) ; et le second est de passer d'une action collective visant à favoriser des institutions pour la gestion des ressources vers une action collective visant à contester les mécanismes d'accès marginalisants. Cet article utilise cette perspective politique pour expliquer comment la technologie supérieure et l'agence politique des chalutiers indiens leur permettent d'opérer illégalement dans les eaux sri-lankaises, et empêchent les pêcheurs du nord du Sri Lanka de reconstruire un moyen de subsistance après des décennies de guerre. Je démontre ensuite que les pêcheurs sont incapables de contester collectivement ce statu quo en raison de la répression politique par le gouvernement sri-lankais, de l'érosion des coopératives de pêche après-guerre, et de l'incapacité des pêcheurs à articuler et politiser leur identité tamoule. Cette quête insaisissable de l'accès et de l'action collective a contraint les pêcheurs à une adaptation silencieuse et cynique à la réalité des intrusions de chalutiers. Je conclus que les luttes pour l'accès aux ressources ne concernent pas seulement des luttes pour des droits de propriété légitimes, mais aussi la capacité d'influencer les différents mécanismes d'accès à travers des processus d'action collective contestataires.
Joeri Scholtens (Mon,) a étudié cette question.
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