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Deux cent trente-cinq patients consécutifs présentant une complication menaçant la vie de l'ulcération peptique, qui soit sont décédés soit ont nécessité une chirurgie d'urgence, ont été étudiés sur une période de 36 mois. Soixante-dix-huit de ces patients à haut risque sont décédés ; 25 à domicile, 19 à l'hôpital sans chirurgie et 34 postopératoirement. Quatre-vingt-dix-huit patients avaient des ulcères hémorragiques, 132 des ulcères perforés et cinq avaient à la fois des ulcères hémorragiques et perforés. Cent quarante et un de ces 235 patients (60 %) prenaient des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les agents individuels ont été répertoriés. L'incidence globale de l'utilisation d'AINS dans un groupe témoin hospitalier était de 9,9 %. Le premier signe d'un ulcère était une complication menaçant la vie dans 58,2 % des patients prenant un AINS. Près de 80 % de tous les décès liés aux ulcères sont survenus chez des patients utilisant un agent anti-inflammatoire. Les patients utilisant ces médicaments étaient plus âgés, avec plus de problèmes médicaux préexistants et avaient des ulcères plus gros que ceux ne prenant pas d'AINS. La mortalité associée à une complication d'ulcère peptique chez les patients prenant un AINS était plus du double de celle des patients sans antécédents de médicament de ce type. Il semble qu'il existe une relation entre le développement d'une complication menaçant la vie de l'ulcération peptique et l'ingestion d'AINS. Une grande partie de la mortalité et de la morbidité associées peut être potentiellement évitable.
Armstrong et al. (Fri,) ont étudié cette question.
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