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Cet article explore la relation entre le droit et la violence à l'encontre des esclaves dans la Guyane française du XIXe siècle. En s'appuyant sur des sources non publiées des archives coloniales, Spieler examine les problèmes liés aux abus envers les esclaves et à la fuite des esclaves afin de comprendre l'évolution du caractère de l'État impérial français après les guerres napoléoniennes. Au début du XIXe siècle, après l'abolition du commerce des esclaves, les administrateurs impériaux en Guyane contestaient les privilèges de propriété des maîtres et revendaient le droit de punir les esclaves. Au cours des années 1820 et 1830, le témoignage des esclaves—en particulier celui des esclaves abusés (à l'intérieur et à l'extérieur de la salle d'audience)—est devenu de manière inattendue central dans ce différend entre maîtres et administrateurs au sujet de la source de la violence légitime et du sens de la souveraineté impériale.
Miranda Spieler (Thu,) a étudié cette question.