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CONTEXTE : Les composés de la vitamine D sont largement utilisés pour prévenir et traiter l'hyperparathyroïdie secondaire. OBJECTIF : Déterminer si le traitement par la vitamine D améliore les marqueurs biochimiques du métabolisme minéral ainsi que les critères de jugement cardiovasculaires et de mortalité dans l'insuffisance rénale chronique. SOURCES DES DONNÉES : Les bases de données MEDLINE (de janvier 1966 à juillet 2007), EMBASE (de janvier 1980 à juillet 2007) et Cochrane ont été consultées sans restriction de langue. SÉLECTION DES ÉTUDES : Les essais contrôlés randomisés évaluant les composés de la vitamine D dans l'insuffisance rénale chronique ont été identifiés. EXTRACTION DES DONNÉES : Deux auteurs ont extrait les données de manière indépendante. SYNTHÈSE DES DONNÉES : Soixante-seize essais ont été retenus pour inclusion ; 3667 participants étaient inclus. Les composés de la vitamine D n'ont pas réduit le risque de décès, de douleurs osseuses, de calcification vasculaire ou de parathyroïdectomie. Par rapport au placebo, les stérols de la vitamine D établis étaient associés à un risque accru d'hypercalcémie (risque relatif, 2,37 95% CI, 1,16 à 4,85) et d'hyperphosphatémie (risque relatif, 1,77 CI, 1,15 à 2,74), mais n'ont pas montré de réduction constante des taux d'hormone parathyroïdienne (PTH). Par rapport au placebo, les analogues de la vitamine D développés plus récemment étaient associés à une hypercalcémie (risque relatif, 5,15 CI, 1,06 à 24,97) mais pas à une hyperphosphatémie, et les taux de PTH étaient réduits (différence moyenne pondérée, -10,77 pmol/L CI, -20,51 à -1,03 pmol/L). Pour la suppression de la PTH, l'administration intraveineuse était supérieure à la vitamine D par voie orale, mais des doses intraveineuses plus élevées étaient utilisées. LIMITES : Peu d'études ont rapporté des critères de jugement centrés sur le patient, notamment la mortalité (8 essais sur 76), et seuls 5 essais ont directement comparé les effets du traitement par les nouveaux composés de la vitamine D par rapport aux composés établis. L'hétérogénéité de certaines comparaisons est restée inexpliquée par les analyses de métarégression. CONCLUSION : Les composés de la vitamine D ne réduisent pas systématiquement les taux de PTH, et leurs effets bénéfiques sur les critères de jugement centrés sur le patient ne sont pas démontrés. L'intérêt du traitement par la vitamine D chez les personnes atteintes d'insuffisance rénale chronique reste incertain.
Palmer et al. (Tue,) ont étudié cette question.
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