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Le rouge de plomb, un pigment semi-conducteur utilisé par les artistes depuis l'Antiquité, est connu pour subir plusieurs phénomènes de décoloration. Ces transformations sont soit décrites comme un assombrissement du pigment causé par la formation soit de plattnerite (β-PbO2) soit de galène (PbS), ou comme un blanchiment par lequel le rouge de plomb est converti en anglesite (PbSO4) ou en (hydro)cérusite (2 PbCO3⋅Pb(OH)2; PbCO3). La tomographie par diffraction des rayons X, une méthode analytique puissante qui permet de visualiser la distribution interne de différents composés cristallins dans des échantillons complexes, a été utilisée pour étudier un échantillon de peinture microscopique d'une peinture de Van Gogh. Un minéral de plomb très rare, la plumbonacrite (3 PbCO3⋅Pb(OH)2⋅PbO), a été révélé comme étant présent. C'est le premier cas signalé de ce composé dans une peinture datant d'avant le milieu du 20ème siècle. Il constitue le lien manquant entre d'une part la réduction photo-induite du rouge de plomb et d'autre part (hydro)cérusite, et jette ainsi un nouveau regard sur le blanchiment du rouge de plomb.
Vanmeert et al. (Fri,) ont étudié cette question.