Key points are not available for this paper at this time.
Malgré une augmentation de la sensibilisation et de la production de ressources éducatives ouvertes (OER) au cours de la dernière décennie, les médias grand public continuent de définir l'ouverture en termes économiques de coût pour le consommateur et non en termes théoriques de remix ou d'appropriation. Cette période dans le débat sur l'accès ouvert a coïncidé avec une prolifération de contenu vidéo gratuit disponible sur internet, marqué par une affiliation institutionnelle et étiqueté comme ressources éducatives ou d'edutainment. Des vidéos d'organisations telles que TED, Curiosity.com et Upworthy ont gagné en usage scolaire et sont étiquetées comme OER, malgré un message de leurs organisations pour limiter l'utilisation par les consommateurs des vidéos à la visualisation et au partage. Vu de manière instrumentale, le manque d'utilité de remix pour cet edutainment crée seulement une légère distinction entre leur produit et l'OER tel que défini. Cependant, vu à travers le prisme de la théorie critique, le phénomène de la vidéo edutainment en tant que contenu de marque est frappantement différent du mouvement OER, et le manque de clarté dans les médias grand public sur cette délimitation a créé de la confusion dans le mouvement OER, potentiellement un problème sérieux pour l'avenir du mouvement OER en tant que valeur sociale plutôt qu'un simple outil gratuit. Cet article utilise un cadre théorique critique pour identifier les différences socioculturelles, économiques et politiques entre les OER traditionnelles et le contenu vidéo dérivé institutionnellement. S'appuyant sur la critique de Jean-François Lyotard sur les grands récits dans le schéma du savoir, l'article commence par une revue historique de la littérature sur l'edutainment sous l'apparence des OER, et comment le développement et la consommation de contenu de marque renforcent une représentation sociopolitique du savoir comme une marchandise plutôt qu'un bien public omniprésent. L'article compare ensuite la couverture médiatique contemporaine et le cachet culturel du contenu OER à celui du contenu edutainment de marque. Les efforts pour consolider les praticiens des OER autour d'une définition critique des OER, ainsi que les opportunités de différencier entre OER et edutainment gratuit dans les médias grand public, sont des questions importantes pour des études futures.
Rolin Moe (Jeudi) a étudié cette question.