Key points are not available for this paper at this time.
Notre objectif était de comparer les caractéristiques de la phase circadienne des adolescents et des jeunes adultes masculins en bonne santé dans une condition naturaliste estivale. Un total de 19 adolescents (âge moyen 15,7 ans) et 18 jeunes adultes (âge moyen 24,5 ans) sans problèmes de sommeil ont participé à cette étude. Des enregistrements polysomnographiques (PSG) de sommeil sur deux nuits et des modèles de sécrétion de 6-sulfatoxymélatonine urinaire sur 24 heures ont été surveillés chez tous les 37 sujets. Les patterns de sommeil-éveil ont d'abord été évalués à domicile à l'aide d'un journal de sommeil standard. L'évaluation circadienne comprenait la mesure du décalage de mélatonine à faible luminosité (DLMOff) et le questionnaire de matinalité-soirée (M/E). Comme prévu, par rapport aux jeunes adultes, les adolescents passaient habituellement plus de temps nocturne au lit et passaient plus de temps (et en pourcentage) en sommeil delta. Aucune différence n'a été trouvée entre les adolescents et les jeunes adultes sur les latences d'endormissement au test de latence de sommeil multiple (MSLT), sur le M/E, les mesures de sécrétion de mélatonine (total sur 24h, nocturne, diurne, et ratio nuit), et sur le DLMOff. Pour l'ensemble des sujets, les analyses corrélationnelles ont révélé une association significative entre le DLMOff et le M/E ainsi qu'entre ces deux marqueurs de phase et les heures de coucher habituelles, les heures de lever habituelles et les mesures de sécrétion de mélatonine (niveaux diurnes et ratio nuit). Aucune association n'a été trouvée entre les marqueurs de phase et la somnolence diurne ou les paramètres de consolidation du sommeil tels que l'efficacité du sommeil ou le nombre de micro-réveils. Ces résultats indiquent ensemble que les adolescents et les jeunes adultes étudiés durant l'été présentaient des caractéristiques de phase circadienne similaires, et que, dans ces tranches d'âge, une préférence pour la phase du soir est associée à un modèle de sécrétion de mélatonine retardé et à des habitudes de sommeil retardées sans diminution de la consolidation du sommeil ou de la vigilance.
Laberge et al. (Sat,) ont étudié cette question.