Cette étude aborde les impasses pédagogiques dans l'éducation scientifique moderne causées par la dichotomie historique entre science et esthétique. En utilisant une enquête philosophique et une analyse conceptuelle, elle synthétise l'"expérience esthétique" de John Dewey, le "monde perçu" de Maurice Merleau-Ponty et la "pensée visuelle" de Rudolf Arnheim. L'analyse révèle que l'intégration de l'esthétique est une nécessité épistémologique fondamentale, non pas simplement un enrichissement pédagogique, permettant aux étudiants de former des "expériences esthétiques transformantes" et de percevoir le monde de manière nouvelle. Par conséquent, surmonter les dualismes cartésiens nécessite d'ancrer la conceptualisation scientifique abstraite dans la cognition incarnée et visuelle. Il est recommandé que les cadres interdisciplinaires contemporains, en particulier les programmes STEAM, centralisent explicitement cette dimension esthétique et poïétique pour cultiver des individus créatifs et critiques.
Muhammet Fatih Doğan (Mon,) a étudié cette question.