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Résumé En 1976, Crump, Hoel, Langley et Peto ont décrit comment presque toute relation dose-réponse pour les cancérogènes devient linéaire à faibles doses lorsque les cancers de fond sont pris en compte. Cela a été utilisé par l'Agence de Protection Environnementale des États-Unis, USEPA, comme justification partielle d'une posture réglementaire qui suppose la linéarité à faible dose, comme illustré par une discussion sur la régulation du benzène en tant que cancérogène. L'argument dépend de manière critique de l'hypothèse que le polluant et le fond procèdent par le même mécanisme biologique. Dans cet article, nous montrons que le même argument s'applique également aux points d'extrémité non cancéreux. Nous discutons de l'application à un certain nombre de situations : réduction de la fonction pulmonaire et augmentation subséquente du taux de mortalité due à la pollution (particulaire) de l'air ; réduction du QI et donc (dans les cas extrêmes) déficit mental dû à la radiation in utero ; réduction du nombre de spermatozoïdes et donc augmentation de l'infertilité masculine due à l'exposition au DBCP. Nous concluons que, bien que la base biologique de la réponse aux effets sur la santé soit différente, dans chaque cas la linéarité à faible dose pourrait résulter du même effet mathématique discuté par Crump et al. (1976). Nous examinons ensuite d'autres situations et points d'extrémité toxiques où la linéarité à faible dose pourrait également s'appliquer par le même argument. Nous encourageons les biologistes et les chimistes à concentrer leurs efforts sur la comparaison des processus biologiques et pharmacocinétiques qui s'appliquent au polluant et au fond. Enfin, nous discutons de certaines implications pour les politiques publiques de la possibilité que la linéarité à faible dose puisse être la règle plutôt que l'exception pour les expositions environnementales.
Crawford et al. (Samedi,) ont étudié cette question.