Key points are not available for this paper at this time.
OBJECTIF : Les patients atteints de cancer utilisent fréquemment des suppléments à base de plantes et des médicaments concomitants en plus des agents antinéoplasiques. Ces patients sont à haut risque d'interactions entre plantes et médicaments (IPM) et d'interactions médicamenteuses (IM). Nous avons cherché à déterminer les IM et IPM cliniquement significatifs menant à une intervention pharmaceutique. MÉTHODES : Les patients commençant une nouvelle thérapie anticancéreuse ont été invités à compléter un questionnaire pour identifier l'utilisation concomitante de tout médicament en vente libre ou supplément à base de plantes. Les IM et IPM potentiels ont été identifiés à l'aide de deux bases de données différentes. Si une IM cliniquement pertinente était reconnue par le pharmacien clinicien, une notification était envoyée à l'oncologue prescripteur, qui décidait de mettre en œuvre une intervention suggérée. Des analyses de régression ont été effectuées pour identifier les variables associées aux IM cliniquement significatifs. RÉSULTATS : Au total, 149 patients ont été inclus dans cette étude, avec 36 IM potentiellement cliniquement pertinentes identifiées chez 26 patients (17,4 % ; IC à 95 %, 11,3 % à 23,5 %), toutes conduisant à des modifications de thérapie. En tout, quatre patients (2,7 % ; IC à 95 %, 0,1 % à 5,3 %) avaient subi des conséquences cliniques dues aux IM au moment de la notification au pharmacien. De plus, 84 patients (56,4 % ; IC à 95 %, 48,4 % à 64,4 %) ont signalé l'utilisation de suppléments à base de plantes concomitants, et 122 IPM possibles ont été détectées. L'utilisation concomitante de deux médicaments ou plus était indépendamment associée à un risque élevé d'IM cliniquement significatif (rapport de cotes, 2,53 ; IC à 95 %, 1,08 à 5,91 ; P = 0,03). CONCLUSION : Des IM potentiellement cliniquement pertinentes et des IPM possibles ont été fréquemment détectées dans cette étude prospective. Une approche multidisciplinaire est nécessaire pour identifier et éviter des combinaisons potentiellement nuisibles avec la thérapie anticancéreuse.
Ramos-Esquivel et al. (Mon,) ont étudié cette question.