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La sécurité alimentaire demeure une préoccupation mondiale malgré les progrès dans l'agenda international visant à réduire l'insécurité alimentaire au cours des dernières décennies. Un nombre considérable de populations rencontrent des difficultés pour faire face à la faim dans le monde. L'Éthiopie fait partie des pays confrontés à des défis persistants pour atteindre la sécurité alimentaire. Cependant, la dimension subjective de la sécurité alimentaire n'a pas reçu beaucoup d'attention dans la littérature sur la sécurité alimentaire. Cette étude vise donc à évaluer la sécurité alimentaire dans la région du Tigré en Éthiopie, en utilisant des paramètres auto-rapportés pour appliquer un score à l'échelle d'accès à l'insécurité alimentaire des ménages (HFIAS), et en enregistrant également les comportements d'adaptation des personnes dans le contexte de la migration. Nous avons évalué comment les différents moyens de subsistance contribuent à la sécurité alimentaire des ménages où la migration est considérée comme un moyen de subsistance adaptatif et une stratégie d'adaptation à court terme lors des insuffisances alimentaires. Étant donné que la sécurité alimentaire est le résultat des moyens de subsistance, l'article examine également la nécessité d'intégrer des approches basées sur les moyens de subsistance pour évaluer la sécurité alimentaire. Une approche de recherche qualitative a été utilisée pour l'étude, avec des méthodes d'approche de recherche participative (PRA) et des entretiens avec les ménages pour acquérir les données. La transcription, le nettoyage, le codage et la restructuration des données ont été réalisés, tandis que des statistiques descriptives, y compris des fréquences et des tableaux croisés, ont été utilisées dans les analyses. Les résultats de l'HFIAS montrent que les stratégies d'adaptation réversibles appliquées lorsque la crise alimentaire persiste comprennent la consommation d'aliments de même variété ou d'aliments moins chers ou moins préférés, les envois de fonds, la réduction de la taille des portions alimentaires, la vente d'actifs, le travail quotidien et l'emprunt d'argent ou de céréales. Les moyens de subsistance des ménages impliqués comprenaient principalement l'agriculture, la migration et des activités hors agriculture et non agricoles. Les résultats ont également révélé que tous les ménages pratiquaient l'agriculture, 67 % d'entre eux possédant en moyenne 0,5 ha de terre. La principale conclusion révèle que les ménages ayant des moyens de subsistance diversifiés, y compris des revenus d'envois de fonds, étaient plus sûrs sur le plan alimentaire ; par conséquent, nous avons conclu que l'ensemble des moyens de subsistance doit être pris en compte pour garantir la sécurité alimentaire des ménages ruraux.
Weldemariam et al. (Sun,) ont étudié cette question.