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OBJECTIFS : Cette étude avait 2 objectifs : Notre premier objectif était de fournir les premières preuves des tendances développementales dans les taux de victimisation pour les jeunes identifiés comme lesbiennes, gays et bisexuels (LGB) et hétérosexuels, tant en termes absolus que relatifs, et d'examiner les différences selon le genre. Notre deuxième objectif était d'examiner les liens entre la victimisation, l'identité sexuelle et la détresse émotionnelle ultérieure. MÉTHODES : Les données proviennent d'une étude de cohorte prospective représentative au niveau national des jeunes en Angleterre, collectées annuellement entre 2004 et 2010. Notre jeu de données analytique final comprend 4135 participants ayant des données sur les 7 vagues ; 4,5 % (n = 187) se sont identifiés comme LGB. Les analyses comprenaient des modèles linéaires hiérarchiques, un appariement par score de propension et des modèles d'équations structurelles. RÉSULTATS : Les taux de victimisation des LGB ont diminué en termes absolus. Cependant, les tendances en termes relatifs étaient plus nuancées : les garçons identifiés comme gays/bisexuels étaient plus susceptibles d'être victimisés par rapport aux garçons identifiés comme hétérosexuels (vague 1 : rapport de cotes OR = 1,78, P = .011 ; vague 7 : OR = 3,95, P = .001), tandis que les taux relatifs parmi les filles approchaient la parité (vague 1 : OR = 1,95, P = .001 ; vague 7 : OR = 1,18, P = .689), suggérant des tendances différentes de victimisation relative entre LGB et hétérosexuels pour les garçons et les filles. La victimisation précoce et la détresse émotionnelle expliquaient environ 50 % des disparités de détresse émotionnelle ultérieure entre LGB et hétérosexuels pour les garçons et les filles (chaque P < .015). CONCLUSIONS : La victimisation des jeunes LGB diminue en termes absolus, mais pas nécessairement relatifs. Les résultats suggèrent que s'attaquer à la victimisation LGB pendant l'adolescence est essentiel pour réduire les disparités de détresse émotionnelle entre LGB et hétérosexuels mais un soutien supplémentaire peut être nécessaire pour éliminer complètement ces disparités.
Robinson et al. (Mar), ont étudié cette question.