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Résumé Pour évaluer l'impact des charges virales soutenues sur les réponses des cellules T antivirales, nous avons comparé les réponses qui ont éliminé l'infection aiguë par le virus de la chorioméningite lymphocytaire à celles qui ont été déclenchées mais n'ont pas pu résoudre l'infection chronique. Au cours de l'infection aiguë, alors que le virus répliquant était éliminé, les réponses des cellules T CD8 étaient régulées à la baisse, et un pool de cellules mémoire au repos se développait. Chez les hôtes infectés chroniquement, l'incapacité à contrôler l'infection était associée à une activation prononcée et prolongée des cellules T CD8 spécifiques au virus. Néanmoins, il y avait une diminution progressive de leurs activités effectrices à mesure que leur capacité à produire d'abord l'IL-2, puis le TNF-α, et enfin l'IFN-γ était perdue. L'infection chronique par le virus de la chorioméningite lymphocytaire était également associée à une contraction différentielle de certaines réponses des cellules T CD8, entraînant une dominance immunologique altérée. Cependant, cette dominance immunologique altérée n'était pas due à une expansion sélective des cellules T exprimant des segments Vβ TCR particuliers au cours de l'infection chronique. Des charges virales élevées étaient non seulement associées à l'ablation des réponses des cellules T CD8, mais également à une production altérée d'IL-2 par les cellules T CD4 spécifiques au virus. Pris ensemble, nos données montrent qu'une exposition soutenue à des charges virales élevées entraîne l'inactivation fonctionnelle progressive des réponses des cellules T spécifiques au virus, ce qui peut promouvoir davantage la persistance virale.
Fuller et al. (2003) ont étudié cette question.