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Cette étude explore le rôle de la réserve cognitive (RC) en tant que facteur protecteur à la fin de l'âge adulte, en se concentrant sur ses associations avec la performance cognitive, les croyances dysfonctionnelles et l'orientation motivationnelle. Au total, 100 personnes âgées de 65 à 93 ans ont complété des évaluations standardisées : le questionnaire de l'indice de réserve cognitive (CRIq), l'évaluation cognitive de Montréal (MoCA) et le questionnaire des croyances dysfonctionnelles (DBQ). La motivation a également été évaluée par des réponses qualitatives classées en domaines thématiques. Les analyses de corrélation ont révélé qu'une RC plus élevée était significativement associée à un meilleur fonctionnement cognitif (r = .62, p < .001) et à moins de croyances dysfonctionnelles en général (r = -.26, p < .05), en particulier l'autocritique et l'intolérance à la frustration (toutes deux r = -.40, p < .01). Aucune corrélation significative n'a été trouvée avec le catastrophisme ou les croyances d'obligation absolue. Les individus avec une RC plus élevée montraient également une plus grande tendance vers des thèmes motivationnels positifs (χ2 = 7.98, p < .01), tandis que ceux avec une RC plus faible rapportaient plus fréquemment des motivations négatives (χ2 = 5.55, p < .01). La modélisation par équations structurelles a soutenu un modèle dans lequel la RC prédisait la performance cognitive, les croyances dysfonctionnelles et l'orientation motivationnelle, avec un bon ajustement général (CFI = .97, TLI = .90, RMSEA = .08, SRMR = .03). Notamment, la RC avait des effets positifs directs sur les scores MoCA (β = .62, p < .001) et la motivation positive (β = .31, p < .01), et des effets négatifs sur les croyances dysfonctionnelles (β = -.26, p < .05) et la motivation négative (β = -.30, p < .05). Ces résultats soutiennent l'idée que la réserve cognitive contribue non seulement à la résilience cognitive mais aussi à des schémas motivationnels et émotionnels plus adaptatifs chez les personnes âgées. Les résultats soulignent le rôle de la RC dans l'amélioration de la performance cognitive et la réduction des croyances inadaptées, suggérant une relation dynamique entre les ressources cognitives, le fonctionnement émotionnel-motivationnel, et les différences individuelles à la fin de l'âge adulte.
Fabio et al. (Ven,) ont étudié cette question.
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