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CONTEXTE : Suite à des réactions indésirables à l'anesthésie, des tests sont effectués pour déterminer le mécanisme de la réaction et identifier l'agent responsable. Aucune donnée spécifique n'est disponible en France concernant de tels tests cutanés chez les enfants. MÉTHODES : Entre 1989 et 2001, nous avons évalué les réactions d'hypersensibilité à l'anesthésie générale chez 68 enfants. Trente ont subi plus d'une opération, pour malformations congénitales. Une anaphylaxie médiée par les immunoglobulines (Ig)E a été diagnostiquée sur des tests cutanés combinés à l'histoire clinique. RÉSULTATS : Des réactions de Grade I, II et III ont été observées chez 20, 27 et 21 enfants, respectivement. Une anaphylaxie médiée par les IgE a été diagnostiquée chez 51 enfants : 31 (60,8 %) pour les agents bloquants neuromusculaires (ABNM), 14 (27 %) pour le latex, sept (14 %) pour les colloïdes, cinq (9 %) pour les opioïdes et six (12 %) pour les hypnotiques. Le vécuronium était l'ABNM causant le plus grand nombre de réactions. Une réactivité croisée avec les ABNM disponibles en France a été observée chez 23 des 30 enfants (76 %), notamment pour le vécuronium et l'atracurium ou le pancuronium. La fréquence estimée des réactions anaphylactiques médiées par les IgE était d'une sur 2100 opérations. D'après nos résultats, 25 enfants ont ensuite reçu un anesthésique différent sans réaction indésirable. CONCLUSIONS : Comme chez les adultes, les ABNM, puis le latex, étaient responsables de la plupart des réactions anaphylactiques lors de l'anesthésie. Nos résultats confirment que les tests cutanés avec des agents anesthésiques sont réalisables et sûrs chez les enfants, et améliorent la sécurité des procédures anesthésiques ultérieures.
Karila et al. (Jeu,) ont étudié cette question.