Key points are not available for this paper at this time.
La dynamique des populations de transmission du paludisme de l'homme au moustique sur le terrain a d'importantes implications pour la génétique, l'épidémiologie et le contrôle du paludisme. Le nombre d'oocystes dans les moustiques positifs pour les oocystes issus d'un seul repas sanguin infectieux acquis naturellement (appelé ici charge infectieuse unique) influence fortement l'efficacité des interventions de blocage de la transmission mais reste encore mal documenté. Au cours d'une analyse d'un an de la transmission du parasite du paludisme au Burkina Faso, nous avons attrapé et disséqué des vecteurs de paludisme sauvages pour évaluer la prévalence et la charge d'oocystes de Plasmodium (le nombre d'oocystes comptés dans les moustiques avec des oocystes détectables) et la prévalence des sporozoïtes dans les glandes salivaires. Cela a été comparé à l'endémicité du paludisme dans la population humaine, évaluée lors d'enquêtes transversales. Les données ont été analysées à l'aide d'un nouveau modèle mathématique de transmission pour estimer la probabilité de transmission par piqûre et la charge infectieuse unique moyenne pour chaque endroit. La charge d'oocystes observée et la charge infectieuse unique estimée chez les moustiques naturellement infectés étaient substantiellement plus élevées que les estimations précédentes (moyennes variant de 3,2 à 24,5 selon les saisons et les endroits) et indiquent une forte association positive entre la charge infectieuse unique et la prévalence des parasites chez les humains. Ce travail suggère que les moustiques fortement infectés ne sont pas rares sur le terrain et pourraient avoir une plus grande influence sur l'épidémiologie et la génétique du parasite, ainsi que sur l'efficacité des nouvelles interventions de blocage de la transmission.
Bompard et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.