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Cet article rapporte quelques expériences initiales utilisant le paradigme de discrimination d'échantillons pour étudier la capacité des auditeurs normaux à traiter des informations dans des sons complexes, non verbaux. Une caractéristique importante de l'expérience de discrimination d'échantillons est que la valeur de la différence à discriminer varie aléatoirement d'un essai à l'autre. C'est cette variation qui procure des informations potentielles. Dans la présente étude, les auditeurs ont entendu une paire de complexes multitonaux (ou séquences) à chaque essai. Les niveaux individuels des tons étaient tirés de deux distributions normales ne différant que par leur moyenne. La tâche de l'auditeur était d'identifier le son ayant le niveau moyen de ton le plus élevé. Pour un observateur idéal dans ces expériences, la performance en d' augmente comme la racine carrée de n, où n est le nombre de tons. Le d' obtenu augmentait plus près de la racine cubique de n, que les tons aient été joués séquentiellement ou simultanément, ou qu'ils aient été augmentés en nombre des hautes fréquences vers les basses ou des basses vers les hautes. Un modèle préliminaire est proposé dans lequel la performance de discrimination dépend principalement du contenu informatif des sons et est largement indépendante des dimensions physiques le long desquelles les sons varient. Le contenu informatif est défini en termes de variance des distributions des stimuli sous-jacents et d'un facteur d'équivoque du stimulus qui est dérivé des données. Basé sur ce modèle, l'information transmise est estimée entre 1.0 et 2.6 bits.
Robert A. Lutfi (Ven,) a étudié cette question.