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CONTEXTE : Il devient de plus en plus évident que l'exposition à la pollution de l'air et ses effets néfastes ne sont pas distribués équitablement. Notre objectif était d'examiner le rôle de la déprivation sociale dans l'explication de l'effet des différences de niveaux de pollution de l'air par particules fines (PM2.5) sur la mortalité lorsque les indicateurs de déprivation sociale sont mesurés à la fois au niveau individuel et au niveau du quartier. MÉTHODES : Tous les habitants inscrits à Oslo, en Norvège, le 1er janvier 1992 et appartenant au groupe d'âge de 50 à 74 ans (n = 105 359) constituent la base de l'étude. Nous avons utilisé un modèle de dispersion de l'air (AirQUIS) pour estimer les niveaux d'exposition au cours de la période 1992-1995 dans les 470 quartiers administratifs. Ces données étaient liées aux recensements, aux indicateurs éducatifs et aux registres de décès. Les décès ont été enregistrés durant la période 1992-1998. PRINCIPAUX RÉSULTATS : Le PM2.5 était associé à la plupart des indicateurs de déprivation au niveau du quartier, ce qui était le plus clairement observé pour le type de logement et la propriété du logement. L'effet du PM2.5 sur la mortalité était en partie expliqué par ces indicateurs, indépendamment des indicateurs au niveau individuel correspondants. CONCLUSIONS : Les résultats de cette étude suggèrent que les quartiers socialement défavorisés ont une exposition plus élevée à la pollution de l'air. La déprivation, tant au niveau individuel qu'au niveau du quartier, est associée à la pollution de l'air, ce qui explique une partie de la mortalité excédentaire associée à la pollution de l'air dans ces quartiers.
Næss et al. (Thu,) ont étudié cette question.