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INTRODUCTION ET OBJECTIFS : Les expositions sur le lieu de travail sont largement reconnues comme causant des maladies professionnelles spécifiques telles que la silicosis et l'asbestose, mais elles peuvent également contribuer de manière substantielle à la causalité des maladies respiratoires courantes. En 2019, l'American Thoracic Society (ATS) et l'European Respiratory Society (ERS) ont publié une déclaration conjointe sur le fardeau professionnel des maladies respiratoires. Notre objectif dans cette revue narrative est de résumer les preuves les plus récentes publiées après la déclaration ATS/ERS ainsi que de fournir des informations sur les maladies pulmonaires professionnelles traditionnelles qui peuvent être utiles aux cliniciens et chercheurs. RÉSULTATS : De nouvelles publications confirment les conclusions de la déclaration ATS/ERS sur le rôle de l'exposition sur le lieu de travail dans la contribution à l'étiologie des maladies respiratoires considérées dans cette revue (asthme, BPCO, bronchite chronique, fibrose pulmonaire idiopathique, pneumonite d'hypersensibilité, pneumonie infectieuse). Excepté pour la BPCO, la bronchite chronique et la pneumonie infectieuse, le nombre de publications au cours des 5 dernières années pour les autres maladies est limité. Pour les maladies pulmonaires professionnelles traditionnelles telles que la silicosis et l'asbestose, il existe d'anciennes ainsi que de nouvelles sources d'exposition et leur fardeau continue d'être pertinent, en particulier dans les pays en développement. CONCLUSIONS : L'exposition professionnelle demeure un facteur de risque important pour les maladies des voies respiratoires et interstitielles, causant des maladies pulmonaires professionnelles et contribuant de manière substantielle à l'étiologie des maladies respiratoires courantes. Cette information est cruciale pour les professionnels de la santé publique qui formulent des stratégies préventives efficaces, mais aussi pour les cliniciens dans le cadre des soins aux patients. Une action efficace nécessite un partage des connaissances entre cliniciens, chercheurs, professionnels de la santé publique et décideurs.
Murgia et al. (Samedi) ont étudié cette question.