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La prévalence, l'histoire naturelle et les caractéristiques génétiques des infections par le virus d'immunodéficience simienne (SIV) chez la plupart des espèces de singes africains sauvages sont actuellement inconnues, pourtant ces informations sont essentielles pour élucider leur origine et leur relation avec d'autres virus d'immunodéficience simienne et humaine. Dans cette étude, une combinaison d'approches classiques et moléculaires a été utilisée pour identifier et caractériser des isolats de SIV provenant de singes verts d'Afrique de l'Ouest (Cercopithecus sabaeus) (isolats SIVagm). Quatre virus SIVagm provenant de singes verts d'Afrique de l'Ouest capturés à l'état sauvage ont été isolés et analysés biologiquement et moléculairement. L'amplification, le clonage et le séquençage d'un fragment de polymérase de 279 pb directement à partir de cellules mononucléaires du sang périphérique non cultivées ont été facilités par l'utilisation de la réaction en chaîne par polymérase en nichoir. Les résultats ont indiqué que les singes verts d'Afrique de l'Ouest sont naturellement infectés par des SIV étroitement liés aux isolats SIVagm d'Afrique de l'Est. Cependant, des différences structurelles, antigéniques et génétiques ont été observées, suggérant fortement que les virus des singes verts d'Afrique de l'Ouest constituent un sous-groupe phylogénétiquement distinct de SIVagm. Ces résultats soutiennent notre hypothèse précédente selon laquelle les virus SIVagm auraient pu évoluer et diverger parallèlement à l'évolution et à la divergence de leur hôte, le singe vert africain. De plus, cette étude décrit une approche basée sur la réaction en chaîne par polymérase qui permet l'identification et l'analyse moléculaire de souches de SIV divergentes directement à partir de tissus primaires de singe. Cette approche, qui ne dépend pas des méthodes d'isolement viral, devrait faciliter les futures études visant à élucider les origines et l'histoire naturelle des SIV dans les populations de singes verts africains sauvages.
Allan et al. (Sat,) ont étudié cette question.