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OBJECTIF ET MÉTHODES : La phénoménologie, les principaux corrélats cliniques et l'évolution à long terme de la désinhibition dans la démence sont mal connus. Pour examiner cette question, nous avons étudié une série consécutive de 272 patients avec une maladie d'Alzheimer probable en utilisant une évaluation psychiatrique et neuropsychologique complète qui comprenait l'Échelle de désinhibition. Un sous-ensemble de patients a été réexaminé avec les mêmes instruments entre 1 et 4 ans après l'évaluation initiale. RÉSULTATS : Une analyse factorielle de l'Échelle de désinhibition a démontré 4 facteurs : (1) comportement moteur anormal, (2) hypomanie, (3) perte de conscience et égocentrisme, et (4) mauvais soins personnels. La désinhibition était significativement associée à la dépression majeure et dysthymique, à des symptômes négatifs plus graves et à une perte de conscience. La plupart des patients présentant une désinhibition lors de l'évaluation initiale montraient encore une désinhibition au suivi, tandis que 23 % des patients sans désinhibition lors de l'évaluation initiale ont développé une désinhibition au suivi. CONCLUSIONS : La désinhibition est un problème fréquent et durable dans la démence. Notre étude démontre que le concept de désinhibition se compose de 4 sous-syndromes indépendants, chacun pouvant avoir des mécanismes sous-jacents spécifiques.
Starkstein et al. (mercredi) ont étudié cette question.