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CONTEXTE : Les troubles affectifs sont associés à des perturbations cognitives, mais leur rôle en tant que facteurs de risque pour la démence n'est pas encore entièrement étudié. OBJECTIFS : Évaluer le risque de développer une démence chez les individus ayant des antécédents de troubles affectifs. MÉTHODE : Nous avons réalisé une revue systématique des études cas-témoins et des études de cohorte abordant le risque de développer une démence chez des personnes ayant des troubles affectifs. À notre connaissance, il s'agit de la première revue systématique ayant inclus des études évaluant ce risque spécifiquement chez des personnes atteintes de trouble bipolaire. RÉSULTATS : Cinquante et une études ont été incluses. La plupart des études ont trouvé un risque accru de développer une démence chez les individus souffrant de dépression. Une plus grande fréquence et gravité des épisodes dépressifs semblent augmenter ce risque. Les preuves sont contradictoires quant à savoir s'il existe une différence de risque chez les personnes ayant une dépression à début précoce ou tardif. Les quelques estimations de risque disponibles pour la démence chez les personnes atteintes de trouble bipolaire suggèrent un risque encore plus élevé que chez celles souffrant de dépression. CONCLUSIONS : Les troubles affectifs semblent être associés à un risque accru de développer une démence, qui dépend de variables cliniques et démographiques. La dépression peut être à la fois un prodrome et un facteur de risque de démence. Les recherches futures devraient viser à élucider les mécanismes qui médiatisent ces liens.
Silva et al. (Fri,) ont étudié cette question.
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