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Ces dernières années, les villes se sont affirmées comme des acteurs pertinents dans le régime mondial de changement climatique. La pratique et la recherche en droit international n'ont jusqu'à présent que partiellement intégré ce développement. Le mouvement d'auto-affirmation des villes au niveau mondial a été accompagné d'une rhétorique selon laquelle les États auraient échoué à respecter leurs responsabilités en matière de lutte contre le changement climatique. Au contraire, les villes seraient bien placées pour combler ce vide en matière de gouvernance, notamment à travers des réseaux mondiaux tels qu'ICLEI et C40. Cette contribution discute de la manière dont ce récit est affecté par l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris sur le changement climatique. Cela a été perçu comme une étape majeure pour le régime mondial de changement climatique. L'Accord de Paris et la décision qui l'adopte constituent aussi une preuve d'une adoption prudente de l'importance des villes et d'autres autorités infranationales dans ce domaine. Pourtant, de nouvelles questions se posent après l'annonce par les États-Unis de leur intention de se retirer de l'Accord de Paris. Cela a généré plus d'attention que jamais pour ce que les villes et autres autorités infranationales peuvent faire dans ce domaine. En même temps, la lutte entre l'exécutif fédéral américain et les villes américaines est emblématique d'un débat plus large sur l'avenir de l'ordre international (juridique) : comment l'équilibre sera-t-il trouvé entre les États en tant qu'acteurs centraux du système international d'une part et une ligue de villes et d'autorités infranationales de plus en plus affirmée de l'autre ?
Helmut Philipp Aust (Mar,) a étudié cette question.