Key points are not available for this paper at this time.
Cet article intervient dans le discours canadien contemporain qui équivaut les pratiques d'auto-fabrication bourgeoise des sujets urbains progressistes à des mouvements vers une véritable justice spatiale. Émergeant d'un projet de trois ans visant à évaluer la gentrification dans le quartier Parkdale de Toronto, l'auteur examine la dissonance entre la rhétorique triomphaliste diffusée par une élite anti-gentrification et les réalités vécues de déplacement et de violence dans des communautés pauvres, racialisées et marginalisées. Grâce à une observation ethnographique et à l'analyse d'une vaste base de données d'entretiens, cet article suggère que les idées de développement urbain inclusif reposent souvent sur l'éjection de corps intolérables de la sphère de la vie urbaine et sur l'exaltation simultanée des sujets de classe moyenne 'éclairés' comme auteurs et protagonistes du changement social. Désirant un avenir meilleur, cet article fonctionne comme un conte de mise en garde, un avertissement que tant que la race et le genre demeurent des sites d'investigation et d'action secondaires, le travail pour l'émancipation urbaine renforcera ces systèmes de domination qu'il espère contester.
Griffin Epstein (Mon,) a étudié cette question.