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Des données préliminaires issues d'une étude familiale par entretien direct à l'aveugle indiquent un risque significativement plus élevé de phobie simple chez les parents au premier degré (n = 49) des probands phobiques simples (qui n'avaient pas d'autre trouble anxieux) par rapport aux parents au premier degré (n = 119) de témoins jamais malades mentalement (31 % contre 11 %, risque relatif = 3,3). Les proches féminins étaient plus susceptibles d'être affectés que les proches masculins (48 % contre 13 %), bien que cette différence n'ait pas atteint la signification conventionnelle dans une analyse corrigée pour l'âge. Aucune différence significative entre les groupes n'a été trouvée dans les risques pour (1) d'autres troubles anxieux, affectifs et de toxicomanie, et (2) des peurs irrationnelles simples qui ne répondaient pas aux critères de trouble. Les résultats suggèrent que la phobie simple est un trouble hautement familial qui ne transmet pas de risque accru pour d'autres troubles phobiques ou anxieux. La spécificité du risque accru parmi les proches de phobiques simples est cohérente avec la distinction entre phobie simple, phobie sociale et agoraphobie. Cependant, une délimitation complète de la relation transmissive entre ces maladies nécessite une évaluation de la mesure dans laquelle le risque de phobie simple peut être transmis par des individus souffrant d'autres troubles phobiques ou anxieux. La réplication de ces résultats préliminaires dans des échantillons cliniquement et épidémiologiquement sélectionnés plus larges est nécessaire.
Abby J. Fyer (Jeudi,) a étudié cette question.
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