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CONTEXTE : Les directives britanniques recommandent une dilatation vaginale systématique pendant et après une radiothérapie pelvienne pour prévenir la sténose. OBJECTIF : Examiner de manière critique les preuves soutenant cette directive. STRATÉGIE DE RECHERCHE : Revue systématique des données et de la littérature pertinente concernant la dilatation vaginale et la sténose attribuable à la radiothérapie. CRITÈRES DE SÉLECTION : Toute mesure de la fonction vaginale ou sexuelle après la radiothérapie. COLLECTE ET ANALYSE DES DONNÉES : De nombreux travaux ont donné des recommandations sur la dilatation pendant ou immédiatement après la radiothérapie, mais seuls sept contenaient des données pertinentes. Des rapports de cas décrivent des fistules vaginales ou des morbidités psychologiques. Deux essais ont montré que l'encouragement à la dilatation augmentait la conformité, mais le premier essai n’a trouvé aucune différence dans les scores de fonction sexuelle. Un essai comparatif non apparié n'a montré aucun avantage à l'insertion de mitomycine C. Un rapport sur cinq femmes a impliqué que la sténose peut être traitée par dilatation de nombreuses années après la radiothérapie. Un rapport d'observation non contrôlé impliquant 89 femmes a montré que la longueur vaginale médiane 6 à 10 semaines après le traitement était mesurée à 6 cm, mais que les femmes toléraient un mètre de 9 cm après 4 mois d'expérience de dilatation. Un rapport rétrospectif a impliqué que la dilatation réduisait les taux de sténose, mais le groupe témoin n'est pas comparable. PRINCIPAUX RÉSULTATS : La dilatation pendant ou immédiatement après la radiothérapie peut causer des dommages, et il n'existe aucune preuve qu'elle prévient la sténose. La dilatation pourrait étirer le vagin si elle est commencée après la phase inflammatoire. CONCLUSIONS DE L'AUTEUR : La dilatation pourrait aider à traiter les effets tardifs de la radiothérapie, mais il ne faut pas présumer que cela s'applique à la phase de toxicité aiguë. La dilatation systématique pendant le traitement n'est pas étayée par de bonnes preuves.
Johnson et al. (Tue,) ont étudié cette question.