Key points are not available for this paper at this time.
CONTEXTE : Le paludisme est l'une des principales causes de mortalité infantile dans les pays d'Afrique subsaharienne. Une estimation fiable de la prévalence du paludisme est importante pour orienter et suivre les progrès vers le contrôle et l'élimination. L'objectif de l'étude était d'estimer la prévalence réelle du paludisme chez les enfants de moins de cinq ans en République Démocratique du Congo, en Ouganda et au Kenya, en utilisant un cadre de modélisation bayésienne qui combinait de manière novatrice les données sur le paludisme provenant d'enquêtes nationales sur les ménages avec des informations externes concernant la sensibilité et la spécificité des méthodes de diagnostic du paludisme utilisées dans ces enquêtes, c'est-à-dire les tests de diagnostic rapide et la microscopie à lumière. MÉTHODES : Les données proviennent des enquêtes démographiques et de santé (EDS) et des enquêtes sur les indicateurs de paludisme (EIP) réalisées en République Démocratique du Congo (EDS 2013-2014), en Ouganda (EIP 2014-2015) et au Kenya (EIP 2015), où des informations sur le statut d'infection utilisant des tests de diagnostic rapide et/ou la microscopie à lumière étaient disponibles pour 13 573 enfants. La prévalence réelle a été estimée à l'aide d'un modèle bayésien qui tenait compte de la dépendance conditionnelle entre les deux méthodes de diagnostic et de l'incertitude de leurs sensibilités et spécificités obtenues par l'opinion d'experts. RÉSULTATS : La prévalence réelle estimée du paludisme était de 20 % (intervalle d'incertitude de 95 % UI 17 %-23 %) en République Démocratique du Congo, 22 % (UI 95 % 9-32 %) en Ouganda et 1 % (UI 95 % 0-3 %) au Kenya. Selon les estimations du modèle, les tests de diagnostic rapide avaient une sensibilité et une spécificité satisfaisantes, et la microscopie à lumière avait une sensibilité variable, mais une spécificité satisfaisante. Ajouter un historique déclaré de fièvre au cours des 14 jours précédents en tant que troisième méthode de diagnostic au modèle n'a pas affecté les estimations du modèle, mettant en évidence la mauvaise performance de cet indicateur en tant que diagnostic du paludisme. CONCLUSIONS : En l'absence d'un test de référence, les modèles bayésiens peuvent aider à une estimation optimale de la charge de paludisme, en utilisant les résultats individuels de plusieurs tests et l'opinion d'experts sur la performance de ces tests.
Mfueni et al. (Mon,) ont étudié cette question.
Synapse has enriched 5 closely related papers on similar clinical questions. Consider them for comparative context: