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Bien qu'il soit accepté sur la base de preuves biologiques et morphologiques que les cellules mammifères absorberont des macromolécules, peu de choses sont connues sur la cinétique, la spécificité et les fonctions de cette absorption. Avec des protéines marquées utilisées comme modèles, on constate que le transport se déroule à des taux très bas, nécessite peu d'énergie et est considérablement renforcé par des composés polybasique. La charge moléculaire et la taille sont des facteurs importants : les cellules favorisent clairement les macromolécules cationiques de grands poids moléculaires. Cependant, aucun des deux facteurs ne peut pleinement expliquer la sélectivité observée dans l'absorption de différentes protéines. L'albumine ingérée subit une dégradation rapide et extensive. Ce fait suggère que les macromolécules n'ont qu'une chance limitée d'exprimer leur activité biologique dans les cellules cibles, une découverte qui est également pertinente pour le rôle des acides nucléiques étrangers et la possibilité d'atteindre une transformation génétique dans les cellules animales. Cependant, il existe des indications concrètes que, malgré leur courte demi-vie, les protéines peuvent agir comme des transporteurs, comme des précurseurs d'agents actifs et comme des régulateurs des fonctions métaboliques dans les cellules hôtes. Elles peuvent également être importantes dans le contrôle de la croissance et de la différenciation. Ces fonctions des protéines exogènes restent encore largement inexplorées.
Hugues J.‐P. Ryser (ven,) a étudié cette question.