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Les analyses statistiques des séquences d'ADN des gènes de globine (bêta A, bêta C et gamma) chez les chèvres et les moutons (y compris de nouvelles informations de séquence pour le deuxième intron de bêta A et gamma chez les moutons, gracieusement fournies par A. Davis et A. W. Nienhuis) indiquent que les taux de substitution non synonyme dans ces gènes ont été considérablement accélérés suite à la duplication génétique séparant gamma de l'ancêtre de bêta A et bêta C et la duplication génétique séparant bêta A et bêta C. Dans les deux cas, l'accélération était apparemment due à un relâchement de la sélection purificatrice (contraintes fonctionnelles) plutôt qu'à des mutations avantageuses, car l'accélération ne s'est produite que dans des parties moins importantes de la chaîne de globine bêta. Les taux de substitution non synonyme dans ces gènes sont estimés à environ 2,3 x 10(-9) par site et par an, ce qui est trois fois plus élevé que celui de la divergence entre les gènes de globine bêta humaine et de globine bêta majeure de la souris. Nos analyses suggèrent en outre que le taux de substitution synonyme dans les gènes fonctionnels et le taux de substitution dans les pseudogènes sont à peu près égaux et se situent entre 2,8 x 10(-9) et 5,0 x 10(-9) et que le taux de substitution dans les introns est d'environ 3,0 x 10(-9). Le temps de divergence entre bêta A et bêta C et celui entre gamma et la paire bêta A-bêta C est d'environ 12 et 30 millions d'années, respectivement. La proportion de mutations de transition est estimée à 64 %, deux fois plus élevée que prévu sous mutation aléatoire mais considérablement inférieure aux 96 % estimés pour l'ADN mitochondrial animal.
Li et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.
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