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La sécession, définie comme ‘retrait formel d'une autorité centrale par une unité membre’, a été particulièrement rare dans les démocraties. En fait, il n'y a jamais eu un seul cas de sécession dans les démocraties si l'on considère seulement les bien établies, c'est-à-dire celles avec au moins dix années consécutives de suffrage universel. Les cas les plus souvent mentionnés se sont produits seulement quelques années après l'introduction ou l'expansion significative du suffrage universel : la Norvège et la Suède en 1905, l'Islande et le Danemark en 1918, l'Irlande et le Royaume-Uni en 1922. De plus, on hésiterait avant d'appeler les deux premiers cas de véritables sécessions, puisque les liens entre les entités politiques concernées étaient très lâches dès le départ. Les sécessionnistes n'ont jamais réussi à diviser une démocratie bien établie par le biais d'un référendum ou d'une victoire électorale. Nous devons conclure qu'il est très difficile pour eux d'atteindre et de maintenir le chiffre magique de 50 pour cent de soutien. Mon objectif est d'expliquer pourquoi cela est le cas.
Stéphane Dion (Montréal) a étudié cette question.
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