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INTRODUCTION : De plus en plus de preuves identifient les effets néfastes sur la santé des enfants qui sont témoins de la violence entre partenaires intimes à domicile. La recherche a également révélé que les femmes cherchant une interruption volontaire de grossesse sont à haut risque de violence de partenaire. Cependant, peu de choses sont connues sur le risque d'exposition à la violence chez les enfants des femmes cherchant une interruption volontaire de grossesse. MÉTHODES : Nous avons mené une étude transversale auprès de 957 femmes cherchant une interruption volontaire de grossesse dans une grande clinique de planning familial. Tous les sujets ont rempli un questionnaire anonyme de 10 minutes administré par ordinateur dans une salle privée. Notre principal résultat était la prévalence sur 12 mois de la violence physique et/ou sexuelle par un partenaire actuel ou ancien à l'aide de l'instrument Abuse Assessment Screen. La présence d'enfants de moins de 18 ans vivant avec le répondant était la principale variable d'exposition. RÉSULTATS : Les femmes ayant des enfants à domicile avaient plus de deux fois plus de chances de signaler des violences physiques et/ou sexuelles de partenaire intime au cours de l'année passée que les femmes sans enfants, en contrôlant l'âge (AOR : 2,23 ; IC à 95 % : 1,41-3,85). Les chances accrues de violence entre partenaires intimes chez les femmes ayant des enfants par rapport à celles n'en ayant pas étaient présentes dans presque toutes les caractéristiques sociodémographiques et de mode de vie, et significativement plus élevées chez les femmes les plus jeunes (18-20 ans). Les plus fortes chances de maltraitance ont été observées chez les femmes ayant des enfants vivant à domicile, en couple actuel mais ne vivant pas avec leur partenaire actuel, et abusées par un ancien partenaire (AOR = 10,9 ; IC à 95 % : 3,07-38,4). CONCLUSION : Près d'un enfant sur 14 identifié dans cette étude vivait dans un foyer avec de la violence entre partenaires intimes. Ces résultats soutiennent le développement d'interventions sur la violence entre partenaires intimes centrées sur la famille, ainsi que l'intégration des soins informés par le traumatisme dans les établissements de santé. Les visites de santé liées à la contraception et à l'interruption de grossesse peuvent être des occasions idéales pour la mise en œuvre du dépistage et des interventions sur la violence familiale.
Peek‐Asa et al. (Jeu,) ont étudié cette question.